Augustine : la maman, l’entrepreneure et la femme battante

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De plus en plus de femmes sautent le pas de l’entrepreneuriat, soit pour générer des revenus complémentaires en plus d’une activité salariale, soit à temps plein. Augustine fait partie de cette seconde catégorie : elle a choisi l’entrepreneuriat à plein temps pour retrouver cet équilibre vie pro/vie perso, partager son savoir-faire tout en se consacrant à sa famille.

  • Qui es-tu Augustine, comment te définis-tu et quelles sont tes valeurs ?

J’ai 36 ans et habite en métropole lilloise depuis 6 ans. J’ai 3 enfants de 9 ans, 5 ans et 3 ans. Aujourd’hui je me définis comme une entrepreneure indépendante, et même Mam’preneure* car j’ai voulu lier mon activité à ma vie de maman.

Mes valeurs sont le partage, l’entraide et le soutien aux femmes.

  • Quelles sont tes différentes activités aujourd’hui ?

Aujourd’hui j’ai une activité qui me génère des revenus ainsi qu’une activité bénévole.

En tant qu’entrepreneure, je suis cofondatrice du groupement « Toutes différentes toutes pareilles » (un mouvement rassemblant des femmes pour leur permettre de développer leur activité et générer des revenus). Moi j’interviens sur les thématiques liées à la confiance en soi et le mindset**. J’y travaille à temps plein depuis deux ans.

Mais avant mes activités entrepreneuriales, j’étais salariée et j’avais débuté en parallèle une activité de MLM (Marketing de réseau). C’est un modèle économique où des personnes deviennent distributeurs d’une marque, de produits ou de services (produits de beauté, santé, etc. …) comme la marque Tupperware (tupéroir à la française) à l’époque, où les distributeurs faisaient des ventes à domicile.

Après cette expérience, j’ai démarré dans l’entrepreneuriat en avril 2017.

Début 2018, je ne suis plus salariée et continue dans le MLM. Toutes les compétences et la confiance que j’ai acquises dans cette aventure m’ont poussé à entreprendre. En effet, dans le marketing de réseau on gère ses produits, la promotion de ses produits, on fait l’animation clientèle et on organise les ventes (à domicile par exemple).

Aujourd’hui avec le réseau « Toutes différentes toutes pareilles » je rassemble des femmes entrepreneures pour leur permettre d’augmenter leurs revenus en leur partageant des clés sur l’état d’esprit de gagnante, de la confiance en soi, le partage des derniers outils pour améliorer sa stratégie en marketing digital. Elles peuvent mettre en place ces techniques pour générer des revenus rapidement. La plupart des femmes entrepreneures ont une activité qui ne leur génère pas de revenus.

Concrètement, le réseau aide ces femmes à travers : des formations en ligne, des événements en présentiel avec des intervenants experts dans leur domaine. Sur ce point, mon associée et moi sommes complémentaires : je forme et coache sur la confiance en soi et le mindset, et elle sur le marketing digital.

Ma seconde activité est la communication sur les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram.

  • Qu’est-ce qui t’a poussée à te lancer ?

En tant que salariée je ne me sentais pas libre : j’avais un bon salaire, une belle voiture, mais aucune liberté. Sans compter que je n’avais aucun moment de qualité avec mes enfants. Je devais faire un choix entre ma vie de famille et ma vie professionnelle. Me mettre à mon compte m’a permis de retrouver cet équilibre.

  • Justement arrives-tu à cloisonner ta vie perso et tes activités pro ? Comment fais-tu pour limiter ton temps perso de ton temps pro ?

Je n’ai pas besoin de cloisonner car mon travail c’est ma passion, je n’ai donc pas l’impression de travailler. Ma vie et mon travail c’est moi, c’est un tout.

La vision du temps est différente : dans le salariat on a des contraintes. Dans l’entrepreneuriat on travaille 80 heures mais on les fait quand on veut.

  • Travailles-tu seule ou en collaboration avec d’autres personnes ?

Sur ma société en cours de développement je suis seule. J’y développe des compétences sur le story telling, raconter une histoire et fédérer autour d’un produit ou un service.

Pour le réseau « Toutes différentes, toutes pareilles » je travaille avec une co-associée, coach en marketing digital.

Dans ma société, je travaille avec deux catégories de personnes :

  1. Des femmes qui ont envie de créer leur entreprise
  2. Des femmes qui ont déjà une activité en tant que freelance

Je veux apporter des compétences sur le story telling. Ma clientèle-cible ce sont des femmes entrepreneures comme pour « TDTP ». Car ce qui intéresse le client avant d’acheter nos produits c’est de nous acheter nous.

  • Quels sont tes éléments de motivation au quotidien pour mener tous ces projets ?

Ce sont les routines de développement personnel : je m’auto-coache et m’auto-motive, j’ai appris en quittant le salariat à penser à moi d’abord avant de penser aux autres, avant de redonner aux autres. J’ai compris que c’était mon mode de fonctionnement. Ce n’est qu’après avoir fait des choses pour moi que je reste motivée.

Il y a également lecture de livres de développent personnel, la méditation, relire et écrire mes objectifs, et ce, dès le matin au réveil, et enfin, le sport. Pour être motivée, il faut se mettre soi d’abord en énergie haute. Et le sport me permet d’aller chercher cette énergie.

  • Tu es très active sur les réseaux sociaux aussi (Instagram, WhatsApp, …). Cela a-t-il toujours été le cas ou tu t’y es mise pour promouvoir tes produits et activités ?

J’étais active par le passé mais je les utilisais par voyeurisme pour voir la vie des autres, comme la plupart des gens le font. Quand j’ai commencé le marketing de réseau en 2017, j’ai eu une vision différente où mon idée a été de parler, partager mes valeurs et trouver mes futures clientes.

Le regard des autres a évolué : ceux qui te voient évoluer sont surpris, certains te le font savoir, d’autres pas. J’ai pu prendre conscience de qui étaient mes vrais amis, cela m’a permis de faire le tri.

  • Quels messages pourrais-tu faire passer aux personnes qui, comme toi, qui voudraient se lancer ?

Clarifier ce qu’elles veulent et ce qu’elles ne veulent plus. Voici comment procéder : une feuille blanche, un crayon, un trait et deux colonnes, c’est tout ce qu’il faut. Inscrire ensuite ce que je veux versus ce que je ne veux plus, et écrire tout ce qui vent à l’esprit. Le fait de clarifier permet de décider !

Et surtout, prendre la décision de laisser ce qu’on ne veut plus.

  • Quelle a été ta plus belle réussite jusqu’alors ? De quioi es-tu particulièrement fière ?

Il y a eu plusieurs réussites depuis deux ans et demi : parler en public, mais à mon propre événement. En effet, au mois d’avril je me suis exprimée devant une vingtaine de personnes lors d’un événement organisé par mon réseau « Toutes différentes, toutes pareilles ». D’autre part, j’ai réussi à mobiliser du monde alors que l’événement était payant. Voilà des challenges que j’ai relevés et qui me rendent vraiment fière.

  • Quels sont tes projets en cours et futurs ?
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Reprendre sa vie en main, oui c’est possible – Panel des intervenantes

DIMANCHE 15 DECEMBRE, j’organise au Carlton de Lille de 10h00 à 15h00, une Masterclass autour du sujet : « Reprendre sa vie en main, oui c’est possible »

Je prépare aussi une formation en ligne dont le projet est en cours de création.

  • Quelles sont tes difficultés et tes besoins à l’heure actuelle ?

L’entrepreneuriat demande d’être focalisé et de la discipline.

Mes difficultés relèvent de la discipline. En effet, l’entrepreneuriat n’est pas forcément mieux que le salariat, on est livré à soi donc on doit être discipliné pour travailler. Tous les axes d’amélioration vis-à-vis de moi-même, mes croyances limitantes sont des pistes de travail potentielles.

Mon plus grand besoin c’est le soutien, et plutôt humain que financier étonnamment !

  • Un mot de fin ?

Pour avoir une bonne santé mentale, il faut OSER se remettre en question TOUS LES JOURS.


Mam’preneure* : mot valise désignant les mamans entrepreneures. Généralement les mamans d’enfants en bas âge qui choisissent de créer leur entreprise tout en consacrant du temps de qualité à leur(s) enfant(s).

Mindset** : terme anglais qui veut dire « état d’esprit ». En développement personnel, c’est la manière dont on se forge mentalement pour atteindre un objectif précis.

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