Augustine : maman, entrepreneure et femme battante

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De plus en plus de femmes sautent le pas de l’entrepreneuriat, soit pour générer des revenus complémentaires en plus d’une activité salariale, soit à temps plein. Augustine fait partie de cette seconde catégorie : elle a choisi l’entrepreneuriat à plein temps pour retrouver cet équilibre vie pro/vie perso, partager son savoir-faire tout en se consacrant à sa famille et encore plus à son bonheur.

  • Qui es-tu Augustine, comment te définis-tu et quelles sont tes valeurs
« Je suis une femme en mission pour… »

J’ai 36 ans et habite en métropole lilloise depuis 6 ans. J’ai 3 enfants de 9 ans, 5 ans et 3 ans. Aujourd’hui, je me définis comme une entrepreneure indépendante, et même Mampreneure* car j’ai voulu lier mon activité à ma vie de maman.

Mes valeurs sont le partage, l’entraide et le soutien aux femmes.

  • Quelles sont tes différentes activités aujourd’hui ?
Busy busy busy

Aujourd’hui j’ai une activité entrepreneuriale qui me génère des revenus puisque j’ai créé l’entreprise CENA, acronyme pour Confiantes Et Non Arrogantes, depuis Août 2019. Ma mission à travers cette entreprise est d’accompagner les femmes à reprendre leur vie en mains grâce à mes compétences de Coach de motivation et Révélatrice de talents.

Aujourd’hui j’ai une activité entrepreneuriale qui me génère des revenus puisque j’ai créé l’entreprise CENA. Ma mission à travers cette entreprise est d’accompagner les femmes à reprendre leur vie en mains.

Les services de ma société se déclinent également sous forme d’événements en présentiel (comme la Masterclass du 15 décembre prochain à Lille), de formations en ligne et d’un Mastermind qui rassemblent un groupe de Femmes aux ambitions et aspirations communes. CENA est l’acronyme de Confiantes Et Non Arrogantes. En latin, il signifie aussi la « Cène », où le dernier repas dans son ancienne vie, jusqu’au jour où il est temps de laisser éclore un nouveau Soi.

Mais avant mon activité entrepreneuriale, j’étais salariée et j’avais débuté en parallèle une activité de MLM (Marketing de réseau). C’est un modèle économique où tout le monde peut devenir distributeur d’une marque, de produits ou de services (produits de beauté, santé, etc. …) comme la marque Tupperware (tupéroir à la française) à l’époque, où les distributeurs faisaient des ventes à domicile.

Après cette expérience, j’ai démarré dans l’entrepreneuriat en avril 2017.

Depuis début 2018, je ne suis plus salariée et continue dans le MLM.

Ce modèle économique novateur m’a permis d’allier mon activité de salariée et ma vie de maman débordée. Je cherchais à sortir du rythme infernal métro-boulot-dodo et le marketing de réseau m’offrait la possibilité de me libérer du temps de qualité en travaillant d’où je voulais et quand je voulais, tout en développant des revenus complémentaires. Puis j’ai exercé cette activité à temps plein en 2018.

Toutes les compétences et la confiance que j’ai acquises dans cette aventure m’ont poussé à créer ma propre entreprise cette année.

En effet, dans le marketing de réseau on gère ses produits, la promotion de ses produits, on fait l’animation clientèle et on organise les ventes (à domicile par exemple).

Dans mes activités de coaching, les accompagnements sont axés sur le mindset, la confiance en soi et le storytelling au travers des réseaux sociaux.

Mais le plus important pour moi est de créer un environnement bienveillant !

Ma seconde activité est la communication sur les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram.

  • Qu’est-ce qui t’a poussée à te lancer ?

En tant que salariée je ne me sentais pas libre : j’avais un bon salaire, une belle voiture, mais aucune liberté. Sans compter que je n’avais aucun moment de qualité avec mes enfants. Je devais faire un choix entre ma vie de famille et ma vie professionnelle. Me mettre à mon compte m’a permis de retrouver cet équilibre.

Equilibre !
  • Justement arrives-tu à cloisonner ta vie perso et tes activités pro ? Comment fais-tu pour limiter ton temps perso de ton temps pro ?

Je n’ai pas besoin de cloisonner car mon travail c’est ma passion, je n’ai donc pas l’impression de travailler. Ma vie et mon travail c’est moi, c’est un tout.

La vision du temps est différente : dans le salariat on a des contraintes. Dans l’entrepreneuriat on travaille 80 heures mais on les fait quand on veut.

  • Travailles-tu seule ou en collaboration avec d’autres personnes ?

Je travaille avec une Assistante Projet au sein de ma société CENA. Je collabore également au sein d’un réseau national très connu, qui rassemble les femmes, cheffes d’entreprise et mamans : j’en suis la co-responsable à Lille depuis novembre 2018. C’est une activité bénévole qui m’apporte beaucoup de joie.

  1. Des femmes qui ont envie de créer leur entreprise
  2. Des femmes qui ont déjà une activité en tant que freelance

Je forme sur le story telling, l’art de raconter une histoire et fédérer autour d’un produit ou d’un service. Car ce qui intéresse le client avant d’acheter nos produits c’est de nous acheter nous. Mes clientes-cibles ce sont des femmes entrepreneures.

  • Quels sont tes éléments de motivation au quotidien pour mener tous ces projets ?

Ce sont les routines de développement personnel : je m’auto-coache et m’auto-motive, j’ai appris en quittant le salariat à penser à moi d’abord avant de penser aux autres, avant de redonner aux autres. J’ai compris que c’était mon mode de fonctionnement. Ce n’est qu’après avoir fait des choses pour moi que je reste motivée.

Il y a également lecture de livres de développent personnel, la méditation, relire et écrire mes objectifs, et ce, dès le matin au réveil, et enfin, le sport. Pour être motivée, il faut se mettre soi d’abord en énergie haute. Et le sport me permet d’aller chercher cette énergie.

  • Tu es très active sur les réseaux sociaux aussi (Instagram, WhatsApp, …). Cela a-t-il toujours été le cas ou tu t’y es mise pour promouvoir tes produits et activités ?

J’étais active par le passé mais je les utilisais par voyeurisme pour voir la vie des autres, comme la plupart des gens le font. Quand j’ai commencé le marketing de réseau en 2017, j’ai eu une vision différente où mon idée a été de parler, partager mes valeurs et trouver mes futures clientes.

Le regard des autres a évolué : ceux qui te voient évoluer sont surpris, certains te le font savoir, d’autres pas. J’ai pu prendre conscience de qui étaient mes vrais amis, cela m’a permis de faire le tri.

  • Quels messages pourrais-tu faire passer aux personnes qui, comme toi, qui voudraient se lancer ?

Clarifier ce qu’elles veulent et ce qu’elles ne veulent plus. Voici comment procéder : une feuille blanche, un crayon, un trait et deux colonnes, c’est tout ce qu’il faut. Inscrire ensuite ce que je veux versus ce que je ne veux plus, et écrire tout ce qui vent à l’esprit. Le fait de clarifier permet de décider !

Et surtout, prendre la décision de laisser ce qu’on ne veut plus.

  • Quelle a été ta plus belle réussite jusqu’alors ? De quioi es-tu particulièrement fière ?

Il y a eu plusieurs réussites depuis deux ans et demi : parler en public lors de mes événements en fait partie. Et être invitée en tant que conférencière également pour partager ma passion du coaching, de la reconnexion à soi et aux autres. J’ai beaucoup avancé personnellement, grandi, appris. J’ai hâte de découvrir les enseignements que la vie me réserve encore.

  • Quels sont tes projets en cours et futurs ?
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Reprendre sa vie en main, oui c’est possible – Panel des intervenantes

DIMANCHE 15 DECEMBRE, j’organise au Carlton de Lille de 10h00 à 15h00, une Masterclass autour du sujet : « Reprendre sa vie en main, oui c’est possible »

Je prépare aussi une formation en ligne dont le projet est en cours de création.

  • Quelles sont tes difficultés et tes besoins à l’heure actuelle ?

L’entrepreneuriat demande d’être focalisé et de la discipline.

Mes difficultés relèvent de la discipline. En effet, l’entrepreneuriat n’est pas forcément mieux que le salariat, on est livré à soi donc on doit être discipliné pour travailler. Tous les axes d’amélioration vis-à-vis de moi-même, mes croyances limitantes sont des pistes de travail potentielles.

Mon plus grand besoin c’est le soutien, et plutôt humain que financier étonnamment !

  • Un mot de fin ?

Il faut prendre conscience de ses comportements (sans se juger) et prendre la responsabilité à 100% de sa vie (échecs comme réussites) : 2 actions simples, mais qui peuvent changer une vie s’y on se les applique au quotidien.


Mam’preneure (ou mompreneure)* : mot valise désignant les mamans entrepreneures. Généralement les mamans d’enfants en bas âge qui choisissent de créer leur entreprise tout en consacrant du temps de qualité à leur(s) enfant(s).

Mindset** : terme anglais qui veut dire « état d’esprit ». En développement personnel, c’est la manière dont on se forge mentalement pour atteindre un objectif précis.

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